Lorsqu’une entreprise dispose d’un plan de développement de son activité et qu’elle ne peut pas (ou ne souhaite pas) financer en fonds propres ce plan, une solution est d’aller chercher de l’argent via une levée de fonds.
En général, il s’agira d’une augmentation de capital car les investisseurs souhaitent que l’argent reste dans l’entreprise pour qu’elle se développe.

Love money : l’argent des amis et de la famille

Selon le montant nécessaire, le chef d’entreprise pourra solliciter des amis et sa famille, c’est le premier stade et on parle de love money.
Souvent, ces investisseurs sont d’accord de prendre un risque sur leur capital important, pour aider l’ami/membre de la famille, mais il convient tout de même de formaliser les choses et bien préciser qu’il y a un risque de perdre sa mise.

Les Business Angels

Si le montant dépasse un certain seuil, environ 30 à 40.000 Euros, l’entrepreneur peut s’adresser à des semi-professionnels (et pour certains des professionnels à part entière) des petits investissements (on parle de petits tickets) : les business angels.
Ces investisseurs privés peuvent être des chefs d’entreprise, de riches retraités ou tout autre profil ayant pour caractéristique d’avoir une aisance financière permettant d’investir 10 à 30.000 Euros dans un projet à risque, sans risque majeur pour leur train de vie et leur patrimoine.
Les Business Angels sont pour la plupart inscrits dans des réseaux ou clubs de business angels, dont le but est de recevoir les demandes de financement des entrepreneurs, les trier et leur proposer des « pitch » (présentation du projet devant un parterre d’investisseurs) à échéance régulière.
Citons par exemple France Angels qui fédère les réseaux de Business Angels français : http://www.franceangels.org/
Selon les chiffres donnés par France Angels, en 5 ans, les Business Angels auraient injecté 200 millions d’Euros au capital de 1.500 entreprises, avec une moyenne de 120.000 Euros par entreprise financée.
Le site permet d’accéder à une carte de France présentant les différents réseaux.

Pour les entrepreneurs de Loire-Atlantique lecteurs de ce blog, l’association Ouest Angels ainsi que l’ABAB vous permettront de prendre contact et proposer votre dossier/demande de financement.

Le capital-risque

Au-delà de 200 à 300.000 Euros, il est nécessaire de contacter des investisseurs en capital risque, qui peuvent être privés (pensons aux fonds d’investissement de Marc Simoncini, Xavier Niel, etc.) ou institutionnels (un exemple : Siparex).

Concernant les aspects techniques de la levée de fonds, voici un article du blog de Guilhem Bertholet que je recommande vivement car bien écrit et simple à lire :
http://www.guilhembertholet.com/blog/2011/05/17/petit-point-technique-sur-les-levees-de-fonds/

Ainsi qu’une page du Coin des Entrepreneurs concernant le très important pacte d’associés :
http://www.lecoindesentrepreneurs.fr/le-pacte-dassocie/
Il vous sera nécessaire avant toute levée de fonds de bien maîtriser de préemption, de droit de suite, de clause d’agrément, et également de sortie des investisseurs.
Attention à ce dernier point : un investisseur (Business Angels et institutionnel) souhaitera déterminer les conditions de sortie du capital, en général 5 à 7 ans après son investissement, et les conditions requises peuvent être assez contraignantes (par exemple obligation de rachat par les associés : vous) !
Par ailleurs, avoir des investisseurs au capital de votre société représente toujours une contrainte et il faut donc bien s’assurer que c’est quelque chose de souhaité et de maitrisable.