Suite à notre présentation du financement par levée de fonds, voici quelques mots sur le financement de votre développement d’entreprise par financement bancaire.

Il s’agit en effet d’une option intéressante si vous souhaitez ne pas avoir de nouveaux associés/investisseurs au capital de votre société et conserver le contrôle entier sur l’évolution de celle-ci.

Avant d’aller voir des banques pour se financer, il faut cependant bien comprendre que ces sociétés cherchent :
* à limiter leur niveau de risque au maximum (surtout depuis les accords Bale III qui imposent aux banques un ratio de fonds propres)
* et à maximiser leur retour sur investissement.
Elles empruntent de l’argent à d’autres banques (la Banque Centrale Européenne par exemple) et vous prêtent de l’argent à un taux supérieur, la différence de taux couvrant leur prise de risque, leurs coûts de fonctionnement et leur marge.

Les taux d’intérêt étant historiquement faibles en 2015, il est possible d’obtenir un taux d’intérêt compétitif, même avec une société récente.
La véritable problématique est de bien comprendre et contrôler la façon dont le banquier va limiter son niveau de risque.

La banque voudra par exemple, comme pour un prêt immobilier, que vous apportiez un apport minimum, de 30 ou 50% par exemple du montant à financer.
Il n’est cependant pas impossible d’avoir un financement complet par la banque, si votre entreprise a de l’ancienneté et de bons résultats financiers.
En échange de ce financement complet, la banque pourra vous demander des contreparties très contraignantes voire dangereuses, telles que la mise en caution de 100% des parts de votre société.
Clarifions ceci : si vous ne parvenez plus à rembourser le prêt professionnel contracté, la banque fera saisir les parts de votre société et en sera propriétaire. Elle la mettra en vente (à n’importe quel prix) pour limiter ses pertes.
(bien entendu, il est toujours possible de négocier et de trouver un accord moins désastreux que celui-ci, mais si on signe un tel accord avec sa banque, il faut être conscient que la banque dispose de cette possibilité de saisir votre société).

Il peut aussi être négocié que le gérant de l’entreprise mette une partie, ou la totalité, du montant du prêt sur une assurance-vie en caution du prêt professionnel. Ou de signer une caution personnelle (c’est-à-dire mettre en risque son patrimoine personnel en cas de défaillance de l’entreprise ou d’incapacité de celle-ci à rembourser).

A noter aussi que les prêts professionnels ont des durées qui sont comprises entre 5 et 12 ans en général, selon la nature des actifs/projets financés.

Les avantages principaux d’un prêt professionnel :
* vous préservez votre trésorerie, le nerf de la guerre pour le développement d’une entreprise,
* vous bénéficiez de taux historiquement bas,
* vous pouvez négocier différents avantages avec votre banque : possibilité de rembourser de manière anticipée, de faire une pause de quelques mois dans le remboursement du prêt, etc.