Le Conseil d’Analyse économique estime que le Venture Capitalism en France n’est pas au top de ses performances. Suite au Brexit, beaucoup s’interrogent sur les vraies raisons de la suprématie londonienne en termes de création de startups.

L’Europe Continentale lorgne sur les startups londoniennes

Les startups boostent la création d’emplois. Ça, tous les gouvernements l’ont bien compris. D’ailleurs, tous œuvrent pour encourager la création de startups et la venue de startups étrangères sur leur territoire. Dans ce contexte, il faut savoir que Londres est un vivier particulièrement riche. A en croire la campagne Startup Britain, le Royaume-Uni a compté 581,173 nouvelles startups en 2014, c’est passé à 608,110 en 2015 et pour l’année 2016 qui est en cours, le compteur est déjà à 440,900.

Ce n’est donc pas un hasard si Londres est autant sollicitée. D’ailleurs, la sénatrice allemande Cornelia Yzer a écrit aux startups britanniques afin de les inviter à s’installer sur le sol berlinois. Pour appuyer l’intérêt de cette délocalisation, la sénatrice de Berlin n’a pas manqué de lister quelques atouts de la ville.

En France, les chiffres en 2015 peuvent sembler bluffants avec 550,700 entreprises créées. Il ne faut pas oublier toutefois que ce sont des auto-entreprises qui constituent la bonne moitié de ces startups.

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Quels sont les avantages des entrepreneurs au Royaume-Uni ?

Si l’on tente d’expliquer la différence entre le Royaume-Uni et la France, il y a différents aspects à prendre en compte.

  • Déjà, la fiscalité londonienne est très avantageuse, des formalités très simplifiées, un code du travail plus souple vis-à-vis des patrons, etc. En France par contre, l’on assiste clairement à un manque de Venture Capitalism. En ce qui concerne BPI France par exemple, le prix Nobel de l’économie Jean Tirole, Marie Ekeland ainsi qu’Augustin Landier ont avancé des recommandations claires. D’après eux, BPI France a besoin d’une liberté pour guider ses actions. Ainsi, un capital risque important pourrait émerger en France.
  • Ils estiment également que BPI France a besoin d’une indépendance vis-à-vis de l’Etat.
  • Enfin, il faut instaurer une doctrine concise sur la politique industrielle qui va guider les choix de BPI France.

En parlant de fiscalité…

Au Royaume-Uni, le système Enterprise Investment Scheme offre aux entrepreneurs une déduction de 50 % sur l’impôt sur le revenu. Le plafond qui était à 100,000 livres est même passé du simple au double, alors que la crise économique fait encore rage. En France, la réduction fiscale est de 18 % sur le montant investi. De plus, le plafond est à 10000 euros, pour la simple raison que le gouvernement considère l’entrepreneuriat comme une niche fiscale. Avec des mesures aussi incitatives en Grande-Bretagne, c’est à se demander si les entrepreneurs français ne vont pas être encore plus nombreux à vouloir s’installer outre manche malgré le récent Brexit.

Un besoin de simplifier les choses

En France, les investisseurs arpentent un parcours long et difficile pour obtenir un soutien dans leur création de startup. En effet, ils se perdent facilement au milieu des différentes aides comme celles de Paris Région Entreprises, FrenchTech, Bpi France et bien d’autres encore. Les systèmes d’incubateurs et d’aides sont nombreux, mais ce n’est pourtant pas aussi facile pour les entrepreneurs de s’y retrouver. Ce qu’il faudrait, c’est s’inspirer de Londres avec le London Tech City : c’est le portail unique où les entrepreneurs peuvent trouver tout ce  dont ils ont besoin.